haikus écrits à la prison d’Ensisheim

Les stylos courent sur la feuille

La feuille grince

Et les mots rassurent.

 

Le ciel me regarde

Qu’il voie en moi

Mon âme s’éclaircit

 

Je fais avec ce qu’il y a sans me soucier de ce que l’on dira

Et je m’en vais, droit devant

En profitant du temps…

 

Les nuits sont calmes

Lumineuse est la lune

Les astres si nombreux brillent.

 

Sans limite…

Je marche devant moi

Sans espoir je vais.

 

Un jour j’ai admiré

Qu’elle est belle cette femme

M’attirerait-elle ?

 

Menotté pieds et poings liés, oses-tu nier ma réalité ?

Mon esprit s’envole, brume légère

Ils l’ont transféré – transféré.

 

35 paires d’yeux sur moi

des regards inquiétants

une existence s’efface.

 

Contempler une image

Comme un miroir moucheté

Je me regarde avec quelques cicatrices.

 

Je fuis les gens causes de mes tourments

Et si c’était à refaire, assurément je referais de même

Et seul, enfin je me connais.

 

Je pense qu’il l’est

Il est devenu sage

N’est-ce pas dommage ?!

 

Lorsque je manque à ma famille et que ma famille me manque, je ressens ce manque lorsque ma parole devient lente

Et eux, leurs pensées vers moi vont

Me motiver à y croire !!

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