des animaux partout!

Consigne donnée : un personnage a chaussé des lunettes magiques qui transforment les personnes en animaux ; raconter ce qu’il observe dans un lieu (texte collectif écrit lors de l’atelier d’octobre au Tilvist)

La Place du Louvre

Tiens, voici venir monsieur de Montebourg, le directeur du musée,  une vraie tête de pingouin dans son smoking avec noeud papillon, en plus une démarche de canard et une queue de pie. Ses lunettes me font penser à des écailles de tortue.

Il est suivi de très près par une jeune truie, trop maquillée et vêtue très court. Ses bijoux sont clinquants et son allure légère la desservent.

Et voilà un mouton qui me fait bêler et avec un slogan « Le Louvre en Alsace ». IL est temps de décentraliser la culture française et de la rattacher à la culture  germanique.

Cigogna, grande et élancée, vêtue de noir et blanc se pavane sur la place. Les lèvres rougies par le dernier chanel, elle attire tous les paparrazis.

Un groupe de pandas, selfie stick en main, croisent la place, pour se faire arrêter devant le Louvre par le renard qui les accueille pour les faire entrer avec les tickets récupérés dans le groupe précédent.

Un groupe de jeunes ouistitis attend en bas de l’escalator que l’orang-outang leur distribue les billets. Ils s’envoient des bourrades, des coups de pieds et bientôt l’un d’eux se met à pleurnicher « Monsieur, ils m’embêtent! »

Quand à Monsieur Castor, et bien Monsieur Castor reste là à mâchonner son bout de bois. Les yeux dans le vide à rêver que la place du Louvre soit un peu plus tranquille!

 

La place du marché

Gilles met les lunettes et voit un furet qui va de stand en stand pour trouver la meilleure affaire pour ses achats. Il avance à pas rapides, pour ne pas rater les offres.

Gilles remarque aussi une girafe qui regarde de haut les autres et avance lentement, en grimaçant quand on la bouscule et en fronçant le nez devant les odeurs trop fortes.

Derrière elle, une trompe surgit, prenant un objet, le rapportant à sa bouche ; l’éléphant le goûte et le repose, puis continue son chemin.

Le patron du bistrot pique un fard en voyant passer une jeune femme aux grands yeux de biche ; comment est-ce possible, lui et son caractère de cochon…

Le dogue allemand de la boucherie-charcuterie WURSCHT hèle les passants en essuyant ses pattes grasses sur son tablier sale. «  Ach, wienerle, saucisse de Strasbourg, knacki, boudin ! Qui n’en veut ? »

Et voilà la licorne qui apparait : elle vole de stand en stand. Elle ne s’occupe que des produits biologiques voire biodynamiques.

Tout à coup, l’effervescence du marché cesse. Il est là avec sa fière allure, tel un lion dans la savane. Le chef étoilé vient faire son marché.

 

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