L’écharpe en laine

Elle se promenait à quatre pattes, toute grise et rêche, dans un pré

Maintenant elle se fait douce, à mon service

Elle recouvre mon cou, ma bouche, mon nez

Les sauvant du froid polaire et du rhume

Angora à rayures bleues

Pour moi, aventurière des villes

Exploratrice de cafés, de librairies

Devant le spectacle de la foule qui se hâte

Mes joues glacées, ma tête émergent du chaud comme d’un nuage

Sapins jetés devant les portes

Lendemains de fêtes, soldes

Quelque chose d’indicible échappe au marcheur

Dont l’haleine fume, dont les doigts s’engourdissent

Retrouver sa maison, sa couverture, sa théière devient un rêve charmant

Certes, le printemps reviendra mais quand ?

Magnificence de la banquise qui s’effrite

Mélancolie au cœur comme une flèche dans sa cible

Sandrine, décembre 2018

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